L'élégance d'un jazzman, un portrait signé Ouest-France
Dans un article, Ouest-France dresse le portrait de Didier Durandy, pianiste jazz et blues à la stature élégante et au regard pétillant, installé à Beuvron-en-Auge. Le journal met en lumière un artiste au parcours singulier, à la croisée des cultures et des disciplines.
Formé à San Diego en Californie, Didier Durandy a accompagné des figures majeures comme Claude Luter, Aimé Barelli ou Mary-Ann Fisher, et partagé la scène avec la chanteuse Nina Simone. Une trajectoire impressionnante qui témoigne d’une immersion profonde dans l’univers du jazz et du blues.
Dans son intérieur normand, Bach occupe une place d’honneur. Livres, partitions et même sculptures rendent hommage au compositeur. Cette passion pour la musique classique dialogue naturellement avec son amour du blues, qu’il décrit avec justesse :
« Que l’on en joue pendant deux minutes ou une heure, le blues est un mouvement perpétuel. »
Du boogie à la scène internationale
Une révélation musicale précoce
Bien que né dans une famille de musiciens, un grand-père compositeur et un père pianiste, Didier Durandy n’a pas été encouragé à jouer du piano dans son enfance. Pourtant, le destin en décide autrement.
Un jour, il entend In the Mood de Glenn Miller. En un week-end, il apprend à le jouer. C’est le début d’une passion pour le boogie, ce style de jazz rythmé dérivé du blues. À contre-courant des morceaux académiques étudiés en classe, il développe un jeu libre, énergique, instinctif.
La rencontre décisive avec Count Basie
En 1961, sa rencontre avec Count Basie marque un tournant. Il découvre une musique construite sur les silences et la respiration. Cette approche affine son style et l’oriente vers un blues plus profond, plus incarné.
À San Diego,avec Jon Sandoval et le directeur de musique de Louisville, il se perfectionne auprès de musiciens reconnus et approfondit sa compréhension du blues du Sud, né du chant et de l’accompagnement à la guitare. Derrière la simplicité apparente, douze mesures, trois accords, se cache une exigence technique et une vélocité qui font toute la différence.
Il s'envole ensuite en Tunisie, où il jouera de nombreuses années dans les palaces, jusqu'en septembre 2001, date marquant la fin du tourime dans le pays.
Transmettre la passion de la musique
Après une carrière internationale et la création d’une association artistique aux États-Unis dédiée à la peinture, au théâtre, à l’écriture créative et au piano, Didier Durandy ouvre un nouveau chapitre de sa vie.
De retour en France, il devient conseiller en techniques de décision et auteur d’ouvrages consacrés à la réussite professionnelle, dont L’Audace de réussir. Qu’il s’agisse de musique ou de management, il s’agit toujours d’oser et de décider.
À Beuvron-en-Auge, il organise désormais des récitals de musique, des Master Classes et donne des conférences musicales.
« Pendant une heure, j’écoute l’élève et j’analyse son niveau. Je lui fais expérimenter plusieurs styles. J’aime que les personnes découvrent par elles-mêmes ce qu’elles ont envie de faire et qu’elles le fassent avec plaisir. »